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Qu'est-ce que la prévention combinée ?

On parle de plus en plus de prévention combinée pour se protéger efficacement de l’infection par le VIH et des autres IST (Infections Sexuellement Transmissibles). Mais de quoi s’agit-il ? Tout simplement de la possibilité de combiner le port du préservatif avec d’autres stratégies de prévention telles que le dépistage et les traitements.
En effet, si le préservatif reste un moyen incontournable pour se protéger, le dépistage et les traitements jouent aussi un rôle capital dans la prévention du VIH/sida et des IST et présentent de nombreux avantages.

La prise d’un traitement permet d'empêcher la transmission du VIH et d'éviter de nouvelles infections.

Si on a été infecté(e) par le VIH, plus tôt on découvre sa séropositivité, plus vite on peut bénéficier des nombreux avantages des traitements. D’une part, les traitements prolongent et améliorent la qualité et l’espérance de vie des personnes séropositives ;  d’autre part, ils permettent de d'empêcher la transmission du VIH à d’autres personnes : voir TasP.
Pourquoi ?  Car les traitements permettent de bloquer la multiplication du virus dans l’organisme. Si le traitement est bien pris, la personne séropositive obtiendra une charge virale indétectable, c'est-à-dire qu'il n’y a presque plus de virus dans son organisme et cela empêche ainsi la transmission du virus, que ce soit lors de relations sexuelles, de contact avec le sang, ou de la mère à l'enfant. Plus d'informations sur le Traitement comme Prévention (TasP).

De plus, ces traitements, utilisés dans des cas précis, permettent aux personnes séronégatives d’éviter d’être infectées par le VIH même si elles ont été en contact avec le virus : voir TPE et PreP.  

Le dépistage permet de connaitre son statut sérologique

Connaitre son statut sérologique, c’est savoir si on est séropositif(ve) (infecté(e) par le VIH) ou séronégatif(ve) (non infecté(e) par le VIH). La connaissance de son statut sérologique est essentielle en termes de prévention.
Au niveau individuel, cela permet d’être pris(e) en charge médicalement le plus tôt possible si l’on est porteur(euse) du VIH et de conserver une espérance et une qualité de vie équivalentes à n’importe qui.
D’un point de vue collectif, cela permet de réduire le nombre d’infections par le VIH car une personne se sachant porteuse du VIH va adapter ses pratiques pour limiter la transmission.

La prévention combinée : une boîte à outils. A chacun d’utiliser le ou les stratégie(s) de son choix.

La sexualité est une affaire très personnelle, avec des pratiques et des désirs qui varient d’une personne à l’autre. D’où l’intérêt de la prévention combinée qui élargit le choix des stratégies de prévention. L’utilisation du préservatif pour se protéger et protéger les autres, du dépistage pour savoir si on est infecté(e) et du traitement pour éviter d’être contaminant(e) peuvent être des choix simultanés ou consécutifs. Chacun peut donc choisir la formule de prévention la plus adaptée à sa situation, en fonction de ses préférences et de celles de son/sa/ses partenaire(s) pour éviter, selon les cas, d’être infecté par le VIH ou de le transmettre.  

Pour imager ce concept de prévention combinée, un parallèle peut-être fait avec la prévention routière qui combine plusieurs outils pour réduire la mortalité sur la route. Ainsi, en voiture, on attache sa ceinture, mais on ajoute la protection de l’airbag en cas de choc, on améliore l’état des routes, on perfectionne le freinage : on combine plusieurs outils qui s’ajoutent les uns aux autres. La prévention combinée repose sur le même principe : mettre un préservatif, aller se faire dépister aussi souvent que nécessaire, prendre un traitement si cela est souhaitable.

Pour les IST aussi, l’utilisation combinée du préservatif, du dépistage et du traitement permet de prévenir l’infection de son/sa/ses partenaires.