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Les traitements

Pourquoi le traitement peut-il être important pour moi ?

Les progrès réalisés par les traitements depuis le début de l’épidémie sont spectaculaires : ils luttent toujours plus efficacement contre le VIH. Résultat : la santé, la qualité et la durée de vie des personnes séropositives  sous traitement se sont considérablement améliorées. Mais ce n’est pas tout ! Aujourd’hui, les traitements sont également efficaces pour prévenir la transmission du VIH. Que vous soyez séropositif/ve ou séronégatif/ve, les traitements peuvent vous concerner car il existe des traitements adaptés à chaque situation pour lutter contre le VIH.

Et pour les autres IST ? Les traitements sont-ils efficaces ?

Oui, la plupart des IST se soignent bien ! Mais comme pour le VIH, un dépistage régulier est conseillé car bien souvent, les IST ne se remarquent pas. De plus, une IST peut en cacher une autre et on peut donc être infecté par plusieurs IST en même temps. Conclusion : au plus tôt vous vous faites dépister, au plus vite, vous pourrez recevoir les traitements adéquats. Et bonne nouvelle : pour la grande majorité des IST, ces traitements assurent une guérison.

Plus d’informations sur les IST : www.preventionist.org

Le TasP : Traitement comme Prévention

Pour les personnes séropositives : le traitement comme Prévention (dit "TasP"). 

Aujourd'hui, il est scientifiquement prouvé que lorsque une personne séropositive prend un traitement anti-VIH de manière efficace (prise régulière des médicaments et atteinte durable (minimum 6 mois) d'une charge virale indétectable) et qu'elle a en plus une prise en charge globale (counseling et suivi médical régulier avec contrôle de la charge virale + dépistages et traitements des autres IST), cette personne, et son/ses partenaire(s) bénéficie(nt) d'une très bonne protection contre la transmission du VIH lors de relations sexuelles sans préservatif. En effet, une personne séropositive avec une charge virale indétectable (CVI) n'est plus contaminante car son corps contient alors très peu de virus grâce au traitement. Plus le nombre de copie du virus dans le sang est important, plus le risque de transmission du VIH est élevé. Inversément, une charge virale indétectable empêche la transmission du VIH.  

Qu'est-ce que la charge virale indétectable ?

La charge virale désigne la quantité de virus présent dans le sang et les sécrétions sexuelles. La charge virale est dite indétectable lorsqu’elle est tellement réduite qu’on n’arrive plus à détecter le VIH dans le sang. La personne reste toutefois séropositive et donc porteuse du virus (en très faible quantité). C’est en ayant un suivi médical régulier et en prenant bien son traitement selon la prescription du médecin que les personnes vivant avec le VIH peuvent atteindre une charge virale indétectable.

 

"Indétectable = Intransmissible": un consensus mondial pour le TasP. 

Cette déclaration de consensus signée par un très grand nombre d'associations, de scientifiques et de médecins, peut se résumer par " Indétectable = Intransmissible". Un message percutant et largement diffusable qui met en avant le constat selon lequel :  l'utilisation correcte et régulière du traitement antirétroviral par les personnes vivant avec le VIH pour maintenir une charge virale indétectable est une stratégie hautement efficace pour prévenir la transmission sexuelle du VIH. Lorsque cette stratégie hautement efficace est utilisée régulièrement et correctement, le risque de transmmission du VIH est négligeable. Négligeable = si petit ou si peu important que ce n'est pas la peine d'en tenir compte; insignifiant. 

Selon les traitements prescrits, six mois peuvent être nécessaires pour que la charge virale devienne indétectable. Le maintien de cette indétectabilité est conditionné à la prescription de molécules appropriées et à une excellente adhésion du traitement. Elle doit par ailleurs être régulièrement vérifiée. Ilarrive en effet que la charge virale augmente (par exemple suite à une IST ou à l'arrêt du traitement). Elle peut alors ne plus être indétectable. Si les conditions optimales sont retrouvées, la charge virale va redevenir indétectable dans la plupart des cas. 

Le traitement comme prévention (TasP) et le préservatif ont donc un degré de fiabilité semblable et élevé pour empêcher la transmission du VIH. Chacun peut choisir sa/ses méthode(s) de protection en fonction de sa situation personnelle. 

PLUS D'INFOS SUR https://www.preventionaccess.org

Les messages à retenir !

Pour vous, en tant que séropositif (ve) : si vous prenez bien votre traitement antirétroviral selon les indications du médecin, que votre charge virale est indétectable depuis au moins 6 mois, et que vous la faites régulièrement contrôler par un médecin, alors vous n'êtes plus contaminant(e) lors de relations sexuelles sans préservatif. Vous pouvez avoir des relations sexuelles sans utiliser de préservatif. Pour vous protéger contre les IST, le préservatif reste essentiel. Il est important de vous dépister régulièrement pour les IST. 

Pour vous, en tant que séronégatif (ve): si vous avez des relations sexuelles avec une personne séropositive dont la charge virale est indétectable depuis 6 mois, vous pouvez renoncer au préservatif. Vous ne risquez pas d'être infecté(e) par le VIH, mais cela ne vous protège pas des autres infections sexuellement transmissibles. Afin de prendre cette décision en connaissance de cause, il est conseillé d'en parler avec un médecin spécialiste et, bien sur, avec votre partenaire. La règle d'or est la suivante : en cas de doute, tuilisez toujours des préservatifs.

Si vous avez des relations sexuelles avec une personne séropositive dont la charge virale n'est pas indétectable ou avec une personne dont vous ne connaissez pas le statut sérologique, l'utilisation de préservatifs est capitale.

 

Le TPE : Traitement Post-Exposition

Pour une personne séronégative, juste après une prise de risque : le Traitement Post-Exposition (dit "TPE") à prendre dans les PREMIERES HEURES (maximum 72h).

Ce traitement d’urgence peut réduire fortement le risque de transmission du VIH mais il est assez lourd et souvent  assorti d’effets secondaires. Il doit être entamé au plus tard dans les 72h qui suivent la prise de risque, et se prolonge durant un mois. Mais plus vite on le prend, plus son efficacité augmente. Le TPE est gratuit mais c’est le médecin du Centre de référence sida (en journée) ou du Service des urgences d'un hôpital rattaché à un Centre de référence sida  (soirée et WE) qui évaluera si oui ou non, le TPE est indiqué, en fonction de l’importance du risque pris. Il est conseillé de venir avec son/sa partenaire.

La PrEP : Prophylaxie Pré-Exposition

Pour les personnes séronégatives très fortement exposées à un risque d’infection au VIH

Ce traitement préventif consiste à proposer à des personnes séronégatives de prendre du Truvada (c'est un médicament pris par les personnes séropositives pour bloquer le VIH), dans le but de diminuer le risque d’infection par le VIH lors de relations sexuelles sans préservatif. La PrEP s’adresse à des personnes particulièrement exposées au risque d’infection au VIH.

Cette stratégie est efficace contre la transmission du VIH et commence à être disponible en Belgique. Son prix reste néanmoins élevé (environ 600 euros par mois) et, à ce jour, elle est remboursée par l'INAMI pour les personnes particulièrement exposées au risque d'infection par le VIH.
 

Si vous envisagez d’utiliser la PrEP, il est essentiel de vous faire suivre médicalement.  Pour cela, il faut vous rendre dans un Centre de Référence Sida.  En effet, c’est un médecin spécialiste qui pourra envisager avec vous les meilleures conditions pour pouvoir débuter la PrEP et éventuellement vous  faire une prescription médicale.  Il y a, en effet, des conditions à vérifier avant de commencer la prise du Truvada : notamment ne pas déjà être séropositif(ve), ne pas être porteur(euse) de l’hépatite B ou ne pas avoir de problème rénal.  Le médecin vous proposera régulièrement des tests de dépistage pour les autres IST, puisque la PrEP ne protège pas des autres IST.

Il pourra aussi contrôler les éventuels effets secondaires du Truvada.

 

PLUS D’INFORMATION SUR LA PrEP :  WWW.MYPREP.BE

 

Le traitement pour éviter de transmettre le VIH à son enfant

Pour les femmes séropositives désireuses d’avoir un enfant.

La prise du traitement de manière régulière et suivie par la mère lors de la grossesse et de l’accouchement, ainsi que par le nouveau-né pendant ses 6 premiers mois de vie, permet de réduire la transmission de la mère à l’enfant  avec 99% d’efficacité. Si vous êtes un homme séropositif, il est aussi possble d’avoir des enfants séronégatifs. Parlez-en à votre médecin spécialiste.

Quatre réalités sur les traitements

Moins d’effets secondaires qu’auparavant

L’évolution récente des traitements a permis d’améliorer nettement la tolérance aux traitements. Néanmoins, comme tous les autres médicaments, les médicaments anti-VIH peuvent parfois provoquer des effets secondaires. Souvent, ces effets secondaires se produisent au cours des premières semaines de traitement et disparaissent spontanément. Le médecin spécialiste peut prescrire des médicaments pour aider à supporter cette période initiale. Les effets secondaires les plus souvent rapportés sont : des maux de tête, des nausées, des diarrhées et de la fatigue.

Moins de pilules qu’auparavant

Les traitements sont plus faciles à prendre qu’auparavant. Aujourd’hui, les traitements contre le VIH se limitent à prendre quelques comprimés une fois ou deux fois par jour. Certaines personnes prennent même un seul comprimé une fois par jour.

Une charge virale indétectable ne veut pas dire qu’on n'est plus porteur(euse) du VIH

Avoir une charge virale indétectable, cela signifie que le VIH a été réduit à un niveau très faible qui ne peut être détecté par des tests sanguins de laboratoires spécialisés. Avoir une charge virale indétectable comporte de nombreux avantages pour la santé et permet d'empêcher la transmission du VIH. Mais la personne qui a une charge virale indétectable reste séropositive et donc porteuse du VIH.

Les traitements anti VIH sont pris en charge par la mutuelle.

La thérapie anti-VIH est entièrement prise en charge par les mutuelles, moyennant l’accord préalable du médecin conseil. C’est le médecin spécialiste qui en fait directement la demande. Néanmoins, une partie des frais des différentes consultations médicales et examens restent à charge du/de la patient(e) vivant avec le VIH (ticket modérateur variable selon le statut mutuelliste du/de la patient(e)). L’assistant(e) social du Centre de référence sida ou de la mutuelle est à disposition pour plus de renseignements à ce sujet.

Il est possible que le(la) patient(e) doive également prendre d’autres médicaments en fonction de son  état de santé. Ceux-ci seront pris en charge soit totalement (médicaments contre le diabète, contre la tuberculose…) soit partiellement (médicaments contre le cholestérol…) par la mutuelle.

Vivre avec le VIH

Vous avez appris, il y a peu de temps ou peut-être plus, que vous êtes séropositif/ve. Peut-être vous attendiez-vous un peu à ce résultat, peut-être pas du tout. Vous avez sans doute ressenti un choc à cette annonce, et une foule de questions vous sont venues.

Nous vous invitons à consulter (ou commander gratuitement) notre brochure « Vivre avec ». Celle-ci a pour but de répondre à certaines de ces questions, et en abordant différents aspects, de vous aider petit à petit à apprivoiser votre nouvelle situation.

Consultez la brochure «Vivre avec le VIH»

Les avancées médicales ont été extrêmement importantes ces dernières années, tant au niveau des traitements qu’au niveau des stratégies de prévention. Avec des effets concrèts. Le sida, aujourd’hui, est considéré comme une maladie chronique, avec laquelle on peut vivre de très nombreuses années, pour autant que l’on prenne correctement son traitement. Ensuite, même si le préservatif reste essentiel, il est clairement établi, aujourd’hui, que sous certaines conditions, le traitement antirétroviral permet d'empêcher la transmission du VIH. Il est donc essentiel d’actualiser ses connaissances et de se tenir informé/e régulièrement.

Cette brochure peut également vous aider à rencontrer les personnes qui, tout au long de votre parcours, pourront vous accompagner, vous informer, vous orienter et vous aider à prendre le mieux possible soin de vous. Elle peut être aussi un outil précieux pour vos proches et, au-delà, pour tous ceux qui souhaitent s’informer sur les réalités de l’épidémie. Elle leur permettra peut-être de mieux comprendre votre situation et les difficultés que vous pouvez rencontrer au quotidien.

Il existe une deuxième brochure intitulée « Faire valoir ses droits » qui aborde les questions juridiques, les questions relatives au travail, au logement, aux assurances, ….

Consultez la brochure «Faire valoir ses droits».

Des informations sur le thème « Travail et VIH » sont également disponibles.